Le rapport d'aujourd'hui est sans doute le plus opérationnel que je vous aie envoyé, et probablement celui qui a le plus de change d’impacter votre vie professionnel les prochains mois.

Toujours une thèse, comme chaque semaine, mais cette fois avec des leviers concrets à prendre en main : sur ce que vous vendez, sur la façon dont vous le produisez, et sur ce que vous facturez.

Le déclencheur de la semaine : un des investisseurs les plus suivis de la Silicon Valley a rompu une règle vieille de vingt ans. Y Combinator, qui a lancé Airbnb et Stripe, dit maintenant vouloir financer des entreprises qui remplacent un service, pas seulement qui l'outillent. Une fiduciaire, une étude d'avocats, une agence, en version logiciel.

Notons-le, et passons. Parce que l'important n'est pas ce que font ces startups. C'est ce que ça révèle pour vous, si vous tenez déjà une activité ou un nom dans un métier. On raconte toujours cette histoire d'un seul côté, celui de la startup qui arrive et qui mange les métiers en place. Vu de votre fauteuil, je crois que c'est presque l'inverse.

Une question, alors, qui nous concerne tous les deux, vous comme moi. La vraie n'est pas de savoir si l'IA arrive. C'est de quel côté du comptoir vous vous tenez, et quoi faire exactement.

C'est l'objet de ce numéro.

Le rapport, Édition #12 : Rendre service

Pendant quinze ans, on vous a vendu des outils pour faire votre travail. Aujourd’hui, on commence à vendre le travail lui-même. Ce numéro regarde ce basculement depuis votre place, pas depuis celle de la startup.

Vous verrez pourquoi votre plus gros atout n'est pas votre exécution, mais la salle où vous recevez le client, et comment mettre l'IA en cuisine sans que rien ne change pour lui. Pourquoi la frontière entre ce qui vaut cher et ce qui devient gratuit monte un peu plus chaque année, et ce que ça fait à votre prix. Et pourquoi, malgré l'IA, les plus grands cabinets d'avocats américains ont gagné 13 % de plus l'an dernier, pas moins, ce qui dit quelque chose de précis sur ce qu'on paie vraiment.

Avec un détour par la Suisse romande, où 16 400 fiduciaires sont déjà au milieu de ce mouvement.

18 minutes de lecture, pensé pour un dimanche matin avec un café :

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